12 Oct 2021 / Article

Les Zones Economiques Spéciales : catalyseurs de l’industrialisation africaine

Les zones économiques spéciales (ZES) sont des espaces géographiques qui bénéficient notamment d’incitations fiscales, douanières et de procédures administratives simplifiées par rapport au reste du territoire national, dans le but d’attirer des investissements étrangers, de créer des emplois et de développer certains secteurs d’activités. Vecteur d’industrialisation et de développement pour de nombreux pays dans le monde, Chine et pays asiatiques en tête, les ZES africaines n’ont pas toujours été synonymes de succès. Pourtant, l’Afrique offre un terreau favorable à ces zones et aux investisseurs : un faible coût de la main d’œuvre, des accords commerciaux avantageux, une incroyable richesse en matières premières, etc. Si l’Afrique souhaite mettre en valeur ses ressources et accélérer son industrialisation, des ZES compétitives constituent une piste à privilégier. 

En tirant les leçons des échecs comme des réussites, l’objectif de ce rapport est d’armer les décideurs de demain de la sphère publique comme privée en formulant des recommandations allant dans le sens de l’émergence d’un nouveau modèle de ZES, catalyseur de l’industrialisation du continent. Depuis les années 1970, des centaines de ZES ont proliféré en Afrique avec le vœu de reproduire le « miracle asiatique ». Pas assez spécialisées (89% d’entre elles étant multisectorielles) et trop souvent retardées, elles n’ont pas eu l’effet escompté. Des cadres juridiques et fiscaux pas assez attractifs et des insuffisances opérationnelles sur les infrastructures et services de base (électricité, eau, routes, délais administratifs, etc.) figurent au premier rang des facteurs explicatifs. Pour autant, certaines d’entre elles ont rencontré un franc succès, dont il serait sage de s’inspirer. Au Maroc, à Maurice, à Madagascar, en Ethiopie et au Gabon, les ZES sont à l’origine de plus de 300 000 créations d’emplois et contribuent fortement au dynamisme des exportations. 

 

A travers une revue minutieuse de près d’une vingtaine d’études de cas et des enjeux majeurs qui découlent de la création des ZES, OKAN PARTNERS et l’AFRICA CEO FORUM présentent six recommandations, pragmatiques et ambitieuses. 

 

  1. Choisir un emplacement adapté
  2. S’inscrire dans la stratégie industrielle nationale
  3. Offrir un écosystème performant
  4. Investir par phases et de façon raisonnée
  5. Privilégier une gouvernance hybride public-privé
  6. Viser dès la conception une industrialisation verte et durable

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