Programme

  • (GMT+2)
    Cérémonie d'ouverture
    Intervenant

    Makhtar DIOP

    Directeur Général, Société Financière Internationale
  • (GMT+2)
    Panel
    Du cargo au kilowatt : le boom gazier africain peut-il électrifier l'Afrique ?

    Le secteur gazier amont africain s’accélère. Le GTA sénégalais a atteint l’export en 2025, le Congo a expédié son premier cargo de GNL en 2026, et de nouvelles capacités de liquéfaction au Nigeria et au Mozambique sont sur le point d’entrer en service. Mais à mesure que les tensions géopolitiques et les prix du gaz augmentent, le gaz africain semble destiné presque exclusivement aux marchés internationaux, avec des exportations appelées à doubler d’ici 2030. Les cadres et projets de conversion gaz-électricité à usage domestique continuent de prendre du retard et, malgré des initiatives comme Mission 300 pour stimuler la demande intérieure, les marchés d’exportation restent la valeur sûre. Comment les acteurs africains peuvent-ils aligner suffisamment vite contrats, logistique, incitations et structures de financement pour capitaliser sur leur propre ressource énergétique et en faire bénéficier leurs économies ?

    Points clés :

    • Ordre de priorité : Quels modèles de chaîne d’approvisionnement et quels accords contractuels peuvent rendre la consommation régionale commercialement viable pour les producteurs, les offtakers et les consommateurs finaux ?
    • L’équation capitale : Mission 300 fait avancer la réforme des réseaux et les investissements en transport d’électricité, mais la solvabilité des consommateurs finaux reste un obstacle. Quels instruments de partage des risques ou initiatives de plaidoyer par les données pourraient mobiliser davantage d’investissements ?
    • Combler le fossé : Les projets d’exportation peuvent-ils être réorientés vers l’approvisionnement local, et quels outils d’atténuation des risques rendraient cette transition viable ?
    Modérateur

    Julians AMBOKO

    Rédacteur en chef économie, Nation Media Group
    Intervenant

    Mike SANGSTER

    Senior Vice President, Afrique, Upstream Operations, TotalEnergies
    Intervenant

    Tony ATTAH

    PDG, Renaissance Energy Company
  • (GMT+2)
    Dialogue exécutif
    Ouvert ou à prendre ? L'Afrique face au surplus asiatique et à la reconfiguration des échanges mondiaux

    Les flux commerciaux mondiaux sont redessinés par les surcapacités industrielles asiatiques, la réorientation des routes commerciales et le retour de l’interventionnisme étatique dans les grandes économies. En 2025, la recrudescence des tensions commerciales a accéléré cette reconfiguration : les excédents de production cherchent des débouchés sur les marchés ouverts, l’Afrique en tête. Si le continent reste attaché au libre-échange et si les importations peuvent soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs, elles risquent aussi de creuser les déséquilibres commerciaux et d’accentuer la dépendance aux marchés extérieurs. Ce Dialogue exécutif examinera comment les économies africaines peuvent rester ouvertes aux affaires tout en gérant les déséquilibres émergents, en préservant leurs ambitions industrielles et en consolidant leur position dans un système commercial mondial de plus en plus fragmenté.

    Points clés :

    • Formules gagnantes : L’essor de l’automobile au Maroc et de la pharmacie au Kenya montrent que les paris industriels peuvent payer. Comment dirigeants publics et privés africains peuvent-ils identifier et soutenir ensemble les filières gagnantes ?
    • Ouverts, pas offerts : Comment les économies africaines peuvent-elles concilier ouverture commerciale et objectifs industriels et de compétitivité ?
    • Ateliers du monde : Les infrastructures commerciales peuvent-elles faire de l’Afrique le maillon intermédiaire entre la base productive asiatique et les marchés occidentaux ?
    Intervenant

    Nicolas SARTINI

    Senior Vice Président Développement Commercial, MSC
    Intervenant

    Martijn VAN DONGEN

    Vice-président, responsable mondial du développement d'entreprise, APM Terminals
  • (GMT+2)
    Panel
    Patience zéro : vers une révolution de l’accès aux soins en Afrique ?

    Au Mozambique et au Nigeria, la logistique du dernier kilomètre représente jusqu’à 80 % du coût d’acheminement des vaccins et des traitements antipaludiques. À travers le continent, elle reste un facteur majeur d’inaccessibilité aux soins, aux diagnostics et aux produits essentiels. Des innovations dans la chaîne du froid aux livraisons par drone, de la télémédecine à la formation des agents communautaires, le potentiel de transformation est considérable. Les 150 millions de dollars investis par la DFC dans Zipline en sont un signal. À mesure que les besoins basculent des maladies aiguës vers les pathologies chroniques, comment accélérer l’accès aux soins tout en construisant des modèles viables ?

    Points clés :

    • Qui paie : Comment fabricants, logisticiens, philanthropes et gouvernements peuvent-ils collaborer pour réduire le coût des soins accessibles ?
    • Changer d’échelle : Quels leviers technologiques transforment aujourd’hui l’accès aux soins ?
    • Données exploitables : Comment dépasser la fragmentation des données pour faire de la prestation de soins un secteur finançable et structuré pour croître ?
    Modérateur

    Prashant YADAV

    Professeur affilié de technologie et de gestion des opérations, Conseil des relations étrangères
    Intervenant

    Mohammed AKOOJEE

    CEO & Directeur Général Afrique Sub-saharienne, DP World
  • (GMT+2)
    Des mines en puissance : électrifier la prochaine génération de projets africains

    Le modèle de sites extractifs énergivores cède le pas à de véritables hubs industriels alimentés par des énergies de plus en plus renouvelables. Le corridor de Lobito – 3,5 milliards de dollars d’investissements – impulse une collaboration transfrontalière mêlant capacités électriques partagées et transformation minière. La Namibie mise sur l’hydrogène vert pour remonter la chaîne de valeur des minéraux critiques, tandis que First Quantum Minerals développe 430 MW de renouvelables pour ses mines de Kansanshi et Sentinel dans la Copperbelt, anticipant une transformation plus poussée sur site. L’émergence de mines conçues comme des actifs systémiques pourra-t-elle enfin démultiplier la valeur ajoutée locale de ces industries ? 

    Points clés :

    • Ordre de marche : Subsides publics, engagements fermes d’achat entre miniers et énergéticiens, garanties financières des institutions de développement… Par où commencer l’intégration systémique ?
    • Le prix de l’intégration : Comment groupes miniers et gouvernements peuvent-ils préserver la compétitivité de ces projets intégrés, malgré leurs coûts ?
    • De l’exception au modèle : Les corridors intégrés de Lobito et de Simandou resteront-ils des exceptions ou détiennent-ils la clé d’une vague de méga-projets africains ?
    Modérateur

    John McDERMOTT

    Correspondant en chef pour l'Afrique , The Economist
  • (GMT+2)
    Panel
    Décarboner sans décrocher : le défi du transport africain

    Les secteurs aérien et maritime africains font face à un choc réglementaire. À partir de 2028, les mécanismes mondiaux de tarification du carbone alourdiront les coûts sur les routes africaines, alors même que les infrastructures nécessaires pour s’y conformer font défaut. Les carburants d’aviation durable comme les carburants marins alternatifs restent largement indisponibles. Les transporteurs africains doivent se conformer à des règles conçues ailleurs, sans investissements parallèles dans les chaînes d’approvisionnement ni dans la finance de transition. Le risque est clair : hausse des coûts, compétitivité affaiblie, accès réduit aux marchés européens. Pourtant, le potentiel en énergies renouvelables du continent ouvre une opportunité : produire localement des carburants verts, tandis que les gains d’efficacité, flottes, rotation portuaire, intégration multimodale, peuvent réduire simultanément émissions et coûts.

    Points clés :

    • Partager l’addition : Comment les coûts de conformité sont-ils répartis entre transporteurs, chargeurs, États et consommateurs ?
    • Gains d’efficacité : Quels leviers opérationnels, renouvellement des flottes, optimisation des routes, productivité portuaire, peuvent générer des gains rapides sur les émissions et les coûts ?
    • Horizon vert : Quelles infrastructures, quels financements et quels partenariats permettraient à l’Afrique de devenir un hub compétitif de carburants verts d’ici 2035 ?
    Modérateur

    Manal BERNOUSSI

    Fondatrice & Directrice Générale, Leaders on Purpose
    Intervenant

    Igor VAN DEN ESSEN

    Directeur général pour l'Afrique et l'Europe, APM Terminals
  • (GMT+2)
    Panel
    Intelligence industrielle en Afrique : à qui profite l'algorithme ?

    Des mines aux ports, l’Afrique se modernise à marche forcée grâce à des systèmes « intelligents » promettant efficacité et compétitivité. FutureSmart Mining d’Anglo American déploie des jumeaux numériques pour ses sites miniers et des flottes autonomes. En Égypte, Carrefour utilise EcoStruxure de Schneider Electric pour l’optimisation énergétique de ses magasins. Tanger Med et Port Louis adoptent des plateformes en temps réel coordonnant tous les acteurs, de la douane aux transporteurs. L’industrie 4.0 et 5.0 africaine est opérationnelle – mais est-elle alignée sur les priorités stratégiques du continent ? Cette discussion explore les risques et les opportunités liés à l’essor de l’intelligence artificielle en Afrique, ainsi que l’avenir de son autonomie industrielle stratégique.

    Points clés :

    • Sans dépendance : Comment les opérateurs peuvent-ils garder la main sur leurs données, éviter l’enfermement dans des écosystèmes propriétaires et développer des capacités locales en intégration et intelligence industrielles ?
    • Déploiement assuré : Comment opérateurs, gouvernements et industriels de la technologie peuvent-ils collaborer pour accélérer le déploiement tout en dissipant les craintes ? 
    • Le prix de l’algorithme : Quand les opérations sont pilotées par des algorithmes, productivité et sécurité s’améliorent – mais qu’advient-il des compétences, des emplois et de l’apprentissage par la pratique qui alimentent les retombées économiques plus larges ?
    Intervenant

    Umar BAGUS

    Associé, Responsable de l'assurance et de l'analyse avancée, Afrique, McKinsey & Company
    Intervenant

    Manish PANT

    Vice Président Exécutif, Schneider Electric
  • (GMT+2)
    Table ronde stratégique
    Coalition africaine pétrole et gaz
    Du gaz en cash : briser l’impasse africaine

    Accès sur inscription via l’application de l’événement ou sur invitation. Réservé aux participants du secteur pétrolier et gazier et aux médias.

    Pour les entreprises africaines, le gaz n’est plus une option pour demain. Pourtant, les investissements gaziers peinent à atteindre l’échelle nécessaire. Si plusieurs mégaprojets de GNL ont fait les gros titres, ils permettent à peine de maintenir les niveaux de production actuels. Malgré le lancement par le Nigeria de son programme de commercialisation du torchage en 2020, l’intensité du torchage atteint aujourd’hui le double de la moyenne mondiale. Cinq ans de réformes n’ont pas produit de projets bancables : les gisements, petits et isolés, restent trop coûteux à valoriser. Des accords de compensation imprévisibles et des mécanismes de subvention locaux précaires, combinés à des prix bas, constituent autant de goulets d’étranglement financiers. L’incertitude des paiements des utilities et l’instabilité des réseaux paralysent la valorisation domestique, bloquant la croissance de l’un des secteurs les plus prometteurs du continent.

    Points clés :

    • Montage en chaîne : des corridors de gaz comprimé à la demande industrielle captive, quels modèles sont aujourd’hui les mieux adaptés pour attirer des capitaux vers les projets gaziers africains ?

    • En toute facilité : quels mécanismes contractuels ou réglementaires peuvent réduire suffisamment le risque acheteur, utilities et industriels, pour rendre les projets gaziers domestiques bancables ?

    • Moyennant finance : comment les opérateurs africains peuvent-ils sécuriser financements et accès aux marchés à mesure que la demande domestique croît et que les marchés mondiaux confirment leur appétit pour le gaz ?

    Modérateur

    Samira MENSAH

    Directrice Générale Recherche & Analyse Afrique et Responsable Pays – Afrique du Sud, S&P Global
    Intervenant

    Kamel KONE

    Président, GESPETROGAS-CI
    Intervenant

    Pape Momar LO

    Dirécteur Général, Réseau Gazier du Sénégal
  • (GMT+2)
    Panel
    Un marché à 1 000 milliards : financer la révolution immobilière africaine

    L’Afrique accuse un déficit de 50 millions de logements, pour un besoin de financement d’environ 1 000 milliards de dollars. À Nairobi, Abidjan et Lagos, 75 % de la population est locataire. Symbole d’une urbanisation rapide – qui génère de forts rendements locatifs pour des acteurs comme Centum au Kenya – ce chiffre en révèle aussi les failles structurelles. Taux élevés, registres fonciers défaillants et manque de promoteurs formels rendent l’octroi de prêts hypothécaires difficile. Des solutions émergent pourtant. La BOAD explore la titrisation de portefeuilles hypothécaires. Shelter Afrique et IFC soutiennent des promoteurs abordables et soucieux du climat, tandis que des PropTechs comme Jumba et Seso Global numérisent actes fonciers, approvisionnement en matériaux et gestion locative. L’enjeu est de transformer ces avancées en un secteur fonctionnel à grande échelle, capable d’attirer des capitaux de long terme.

    Points clés :

    • Au long cours : La titrisation et autres montages financiers peuvent-ils canaliser l’épargne vers le boom démographique africain ?
    • Portes d’entrée : Quels freins économiques empêchent les promoteurs de se lancer plus vite et à plus grande échelle ?
    • Double enjeu : Comment réconcilier rendements financiers et création d’emplois durables ?
    Intervenant

    Nathalie Kouassi AKON

    Directrice mondial, Genre et Inclusion économique, Société Financière Internationale
  • (GMT+2)
    Panel
    Croissance fertile : relever le défi du midstream agricole en Afrique

    L’Afrique investit massivement dans l’amont de sa filière agricole. Le marché des engrais devrait dépasser 80 milliards de dollars d’ici 2030, porté par OCP, Dangote et Indorama. L’utilisation d’intrants progresse au Nigeria et au Kenya, et des programmes ciblés ont amélioré les rendements de certaines cultures vivrières. Pourtant, vingt ans après la Déclaration d’Abuja, qui engageait les gouvernements à consacrer 10 % de leurs budgets à l’agriculture et à viser 6 % de croissance du secteur, la plupart des pays ont raté le coche. Même là où les intrants ont amélioré la productivité, la faiblesse du maillon intermédiaire freine l’essor industriel. L’Afrique importe encore entre 70 et 100 milliards de dollars de produits alimentaires par an, faute d’une production locale capable de répondre aux exigences de volume, de qualité et de fiabilité des acheteurs industriels. Le véritable enjeu est de structurer un midstream agro-industriel (transformation, stockage, contrôle qualité), capable de stabiliser l’offre, d’ancrer les chaînes de valeur et de faire émerger les champions dont le continent a besoin.

    Points clés :

    • Quels investissements dans le midstream, meunerie, stockage, conditionnement, permettraient le mieux de convertir la montée en puissance des intrants en capacités industrielles ?
    • Comment les grands transformateurs et les acteurs FMCG peuvent-ils structurer des systèmes d’achat ferme capables d’absorber la production locale et de sécuriser leur expansion ? 
    • Quels standards régionaux, corridors logistiques et structures de financement permettraient aux entreprises africaines de dépasser les marchés nationaux ?
  • (GMT+2)