Le programme du AFRICA CEO FORUM

Champions Africains : l’heure de la transformation

Malgré un climat des affaires encore contraignant, les deux dernières décennies ont vu émerger un secteur privé africain structuré et entreprenant. En s’appuyant sur des méthodes innovantes et des stratégies originales, il a montré son dynamisme dans les bons moments, comme sa résilience dans les périodes plus délicates. Mais comparé aux autres régions émergentes du monde, le nombre des grandes entreprises africaines reste encore faible et leur taille modeste. Il est désormais temps que les champions africains actuels se hissent à la hauteur de la concurrence mondiale et entraînent derrière eux la prochaine génération !

Révolutions digitales : transformer les menaces en opportunités

 

Pendant plus d’un siècle, le développement a suivi un schéma classique : consolider les institutions politiques, accroître la productivité agricole, développer un tissu manufacturier et évoluer vers l’industrie lourde. Grâce à cela, la Corée du Sud, le Japon et la Chine sont devenus riches, comme les États-Unis et l’Europe occidentale avant eux. Et si les modèles de demain ne ressemblaient pas complètement à ceux d’hier ? La robotisation, l’intelligence artificielle, la digitalisation perturbent en effet les politiques d’industrialisation, en réduisant leur impact sur l’emploi, tout en modifiant en profondeur les modèles d’affaires de nombreux secteurs, notamment dans les services. En Afrique, où la création d’emplois est une urgence mais où de nombreux domaines d’activité restent peu développés, ces bouleversements constituent autant de risques que d’opportunités. Comment les dirigeants du continent et les entreprises peuvent-ils s’adapter pour faire d’une rupture historique une vraie chance de croissance et de transformation ?

Points-clés :

  • Quelles politiques économiques mettre en place pour coller à la nouvelle dynamique économique mondiale ?
  • Comment les ruptures technologiques changent-elles la donne en matière de gisement d’emplois ?
  • Éducation, infrastructures, gouvernance… : de quels types de changements structurels l’Afrique a-t-elle besoin pour s’adapter à cette nouvelle ère ?

Intervenants

De 11h00 à 11h45

Ensemble, construisons un avenir durable !

 

Quand un chef d’entreprise international rencontre l’un des leaders politiques africains les plus en vue… Dans un dialogue exclusif et inédit, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président du Ghana, et Paul Polman, P-dg d’Unilever, donnent corps au pacte mondial entre les entreprises et les gouvernements, s’interrogent sur la place de l’Afrique dans le monde, la dépendance  du continent vis-à-vis des donateurs et le rôle des multinationales et du secteur privé dans la construction d’une croissance durable et d’une Afrique transformée.

Intervenants

De 11:00 à 12:30

Femmes : quel leadership pour demain ?

 

En Afrique, aujourd’hui, seuls 5 % des CEOs des grands groupes sont des femmes. Pourtant, l’impact positif des dirigeantes sur la performance financière n’est plus à démontrer : sur le continent, les entreprises qui comptent le plus de femmes au sein de leur comité exécutif ont une marge d’exploitation supérieure de 20 % à la moyenne de leur industrie. Pourquoi un tel décalage ? Comment changer la donne et accélérer le leadership féminin ? Sur ces sujets et dans le cadre de sa “Women Initiative”, le Africa CEO Forum donne la parole à cinq dirigeantes aux parcours exceptionnels.

Point-clés :

  • Leurs parcours jusqu’au sommet : clés de la réussite et challenges
  • Comment imposer les CEOs africaines dans les grands débats continentaux et mondiaux ?
  • Importance du rôle des femmes leaders : la prise de conscience internationale touche-t-elle l’Afrique ?

Intervenants

(Sur invitation seulement)

Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Afrique aurait besoin de 70 milliards de dollars d’investissements annuels pour atteindre, d’ici 2030, une capacité hydroélectrique, éolienne et solaire de 290 GW, soit 50 % de la production totale d’électricité. Aujourd’hui, le continent reste loin du compte : dans le solaire, la majorité de projets qui voient le jour sont de petite taille tandis que dans l’hydroélectricité, la lenteur des procédures d’appel d’offres démobilise même les plus motivés. L’aversion aux risques des sponsors, qui n’envisagent pas un investissement sans subventions, accentue les difficultés. Au cours de cet atelier, financiers, opérateurs et ministres de l’Energie proposent des solutions concrètes pour accélérer la cadence : innovations financières, gré-à-gré, meilleure répartition des risques…

Gaz : une opportunité à 2 000 milliards de dollars

 

Mozambique, Ghana, Tanzanie, Egypte, Angola, Ethiopie, Sénégal, Maroc : les découvertes de gisements gaziers se multiplient sur le continent et en 2016, la moitié des 10 plus grandes découvertes mondiales dans le secteur ont eu lieu en Afrique. Surtout, pour la première fois, le continent dispose d’une ressource naturelle susceptible d’impacter directement son développement. Si, sur le modèle de l’or noir, le gaz peut être liquéfié en offshore en vue de l’exportation, il peut aussi doper la production électrique ou même participer à celle d’engrais. Quels sont les modèles les plus pertinents pour permettre à ces gisements d’être exploités en optimisant les retombées économiques ?

Points-clés :

● Les découvertes gazières sont nombreuses mais les décisions d’investissement plus rares : pourquoi ?
● Quels rôles pour l’Etat dans la création de cadres d’investissements favorables ?
● “Gas to power” ou “Gas for fertilizer” : quelles conditions pour faire de ces modes d’exploitation, qui requièrent d’importants investissements en infrastructures, des succès ?
● Pourquoi faut-il bâtir des gazoducs transfrontaliers ?

Intervenants

Inclusion financière : le coup d’État numérique

 

Face à l’essor des smartphones à travers le monde, le secteur financier mondial a largement entamé sa mue digitale. Mais alors que les secteurs bancaires matures sont affaiblis par cette disruption, avec la fermeture de 48 000 agences en huit ans en Europe et de 7 000 aux États-Unis, l’Afrique a entre les mains une occasion unique d’augmenter considérablement le nombre de clients retail et de cibler des populations non bancarisées. Sujet technologique, la transformation digitale n’est pas que cela : elle requiert du côté des acteurs existants de véritables changements de culture et d’organisation ainsi que des évolutions réglementaires.

Points-clés :

● Comment bâtir des organisations centrées sur les besoins des clients ?
● Préparer la banque à l’ère digitale et construire un agenda de transformation
● Fintech : comment adapter la régulation à la révolution digitale ?
● Comment mieux utiliser le potentiel du Big Data ?

Intervenants

(Sur invitation seulement)

Réussir sa transformation digitale

 

Pour mettre en œuvre une transformation numérique dont l’impact potentiel est immense, les dirigeants des secteurs privé et public du continent doivent d’abord analyser clairement ce que ce changement peut apporter à leurs citoyens, clients ou employés et la nature exact des process à mettre œuvre pour le mener à terme. En se basant sur l’expérience réussie  d’entreprises (finance, télécommunications, industrie et mines) et de gouvernements, les participants à cet atelier échangeront sur la façon d’élaborer et de conduire une feuille de route de transformation digitale.

De 13h45 à 15h15

 

Rassemblement annuel de référence du secteur privé africain, le AFRICA CEO FORUM consacre une large part de ses activités au dialogue entre décideurs publics et leaders du monde des affaires. Dans le cadre des sessions “Doing Business“, les plus hautes autorités de pays africains, Premiers ministres, ministres et hauts fonctionnaires, exposent leur stratégie de développement économique aux investisseurs et PDG. Ces conférences sont l’occasion de dialoguer librement avec les délégations officielles sur de nombreux sujets, de l’environnement des affaires aux projets d’investissements public et privé.

 

Infrastructures : comment combler le retard ?

 

Selon de nouvelles estimations de la BAD, publiées début 2018, le déficit annuel de financement dans le domaine des infrastructures en Afrique serait encore plus important que prévu, atteignant désormais 70 à 110 milliards. Alors que bailleurs de fonds, Etats et secteur privé, s’accordent sur l’urgence à agir, comment expliquer que l’écart entre les besoins et la réalité persiste ? Des investisseurs et opérateurs du secteur, qui ont mené à terme de grands projets, livrent leurs solutions pour faire émerger les infrastructures de demain en Afrique.

Points-clés :

  • Eligibilité, approbation, mise en œuvre, financement : à quels stades les projets d’infrastructures africains bloquent-ils et comment y remédier ?
  • Cadre légal, stabilité politique… : le rôle des gouvernements

Intervenants

De 15h30 à 16h45

Économie de la santé : quel rôle pour le secteur privé ?

 

Des urgences sanitaires liées à Ebola et au VIH au fardeau croissant du tabagisme, de l’inactivité physique ou des régimes alimentaires malsains, les maladies en Afrique ont toujours un effet négatif majeur sur la croissance et le développement. Alors que les institutions et les gouvernements s’engagent dans le déploiement de la couverture maladie universelle, un travail considérable devra être fait pour développer des services de santé de haute qualité, préventifs et curatifs accessibles à un large éventail de communautés. Dans cette bataille, quel rôle peut jouer le secteur privé ? Comment développer une économie de la santé dynamique, capable de générer emplois et investissements ?

Points-clés :

  • Quelles sont les opportunités pour le secteur privé dans l’économie de la santé ?
  • « Couverture maladie universelle » en Afrique : comment impliquer les entreprises privées et les entrepreneurs ?
  • Infrastructures sanitaires, R&D, approvisionnement médical, e-santé, technologie : comment le secteur privé africain peut-il s’engager ?

Intervenants

De 15h15 à 17h15

Le programme de cet atelier a été conçu par McKinsey & Company sur la base de recherches conduites depuis 10 ans sur le Centered leadership. Le Centered leadership vise à aider les femmes à devenir des dirigeantes d’entreprises plus confiantes et plus efficaces. Il s’agit de développer des ressources physiques, intellectuelles, émotionnelles et spirituelles pour exceller et inspirer les autres.

(Sur invitation seulement)

Comment les gouvernements peuvent-ils stimuler l’économie digitale ?

 

Les autorités politiques ont un rôle essentiel à jouer pour faciliter l’émergence d’une économie numérique. Leur mission consiste à adopter et à faire appliquer les réglementations adéquates mais aussi à veiller à ce que les infrastructures existantes soient utilisées de manière optimale. Les participants à cet atelier stratégique débattront de la façon de faire des gouvernements et des régulateurs de véritables catalyseurs de la digitalisation, avec le soutien de l’ensemble des acteurs du secteur.

De 15h15 à 16h45

 

Rassemblement annuel de référence du secteur privé africain, le AFRICA CEO FORUM consacre une large part de ses activités au dialogue entre décideurs publics et leaders du monde des affaires. Dans le cadre des sessions “Doing Business“, les plus hautes autorités de pays africains, Premiers ministres, ministres et hauts fonctionnaires, exposent leur stratégie de développement économique aux investisseurs et PDG. Ces conférences sont l’occasion de dialoguer librement avec les délégations officielles sur de nombreux sujets, de l’environnement des affaires aux projets d’investissements public et privé.

De 17:00 à 18:30

 Investir dans les champions de demain

 

Et s’ils étaient le chaînon manquant de l’innovation africaine ? Alors que l’émergence de nombreuses jeunes pousses africaines se confirme et que les incubateurs se multiplient à travers le continent, les investisseurs en capital-risque restent encore trop peu nombreux. Du coup, en 2016, seuls 366 millions de dollars ont été investis dans des startups africaines, 10 fois moins qu’en Inde… La création récente de programmes panafricains comme Boost Africa et de nouveaux fonds dédiés sur le continent va-t-elle changer la donne ? Et comment ?

Point-clés :

  • Bilan de dix ans d’investissement dans les startups africaines
  • L’investissement technologique en Afrique peut-il être profitable ?
  • Nigeria, Afrique du Sud, Kenya : y a-t-il des opportunités en dehors de ces trois marchés ?

Compétition de startups

Construire l’empreinte africaine de son entreprise

 

Au cours de cette session, animée par le cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group, le P-dg du leader panafricain du service aux entreprises Tsebo et celui du géant bancaire Attijariwafa Bank expliquent concrètement comment ils ont élaboré puis mis en œuvre leurs stratégies de déploiement respectives dans une dizaine de pays africains. Et comment ils ont relevé les défis logistiques, culturels et humains qui en découlent. Un sujet essentiel pour l’ensemble des acteurs du secteur privé : alors que la part des investissements intra-africains reste limitée à 17 % du total des investissements, les opportunités de croissance à l’intérieur du continent sont encore très élevées.

La dernière recherche du BCG porte sur des entreprises africaines et non africaines pionnières et entrepreneuriales, à l’avant-garde de l’intégration régionale. Nous identifions celles qui ont une empreinte africaine exceptionnellement forte et analysons les facteurs clés de succès tels que l’innovation, le talent et l’engagement sur le continent.

Intervenants

Agrobusiness : gagner le pari de la compétitivité 

 

Trois milliards de dollars d’investissements dans la production d’huile de palme au Libéria, 2,3 milliards dans la plantation d’eucalyptus au Mozambique, 150 millions dans la volaille au Nigeria… Les investissements privés dans l’agriculture et l’agro-industrie prennent de l’ampleur en Afrique. Mais le secteur reste confronté au défi de la compétitivité internationale : le rendement moyen des céréales, par exemple, demeure quatre fois moins élevé qu’en Asie de l’Est. Entre rationalisation du coût des intrants, usage des nouvelles technologies, semences améliorés ou optimisation de la chaîne du froid, quels sont les paris gagnants susceptibles de hisser l’agrobusiness africain aux standards internationaux ?

Points-clés :

  • Comment réduire les coûts en matière d’intrants, de logistique et d’énergie ?
  • Alimentation, variétés, semences, mécanisation, irrigation : les pistes pour améliorer les rendements
  • Le rôle de agriculture intelligente et des nouvelles technologies pour accroître la compétitivité

Intervenants

De 17h00 à 19h00

(Sur invitation seulement)

Cette session privée réunira des responsables des organisations internationales, des PDG et des ministres des finances du G20 et des pays* du Compact with Africa (CwA). Le CwA est un dialogue public-privé, dont l’ambition est d’encourager des investissements plus importants en Afrique. Il a été initié par la présidence allemande, et approuvé par les ministres des Finances du G20 et les gouverneurs des Banques centrales en mars 2017. L’objectif est de développer des pactes d’investissement globaux et coordonnés, spécifiques à chaque pays, présentant des mesures et des instruments permettant d’améliorer les cadres macroéconomiques, commerciaux et financiers.

 

* Bénin, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal et Tunisie

 

SHAPING THE FUTURE OF AFRICA
26-27 mars 2018
ABIDJAN

Inscrivez-vous à la newsletter pour ne manquer aucune information sur le Forum !